La France est le 9éme pays le plus endetté en matière d’écologie

Le dépassement écologiqueLe jour du dépassement écologique arrive plus vite pour la France que pour la moyenne de la planète.

En 2018, le jour du dépassement écologique survient le 5 mai pour le pays hôte de la Cop21 avec trois mois d’avance sur la planète.

Savez-vous que si la population mondiale globale vivait et consommait comme celle de la France, il nous faudrait 2,9 Terres ?

En poursuivant ce mode de consommation effréné, le pays des droits de l’homme est en train de compromettre à crédit le droit le plus fondamental qui est celui de la vie et de l’existence de l’homme ainsi que de tous les êtres vivants de la planète.

La Cop21 a vu naître l’accord de Paris et l’agenda 21, mais ces derniers restent insuffisants malgré une avancée formidable et une grande prise de conscience des enjeux environnementaux.

Le 5 mai 2018, la France est déjà en déficit écologique. Tout le monde semble en être informés, mais peu d’entre nous entendent revoir leur mode de vie pour minimiser notre empreinte. Il serait intéressant de mieux exploiter le leadership de la France pour la lutte contre le réchauffement climatique. La situation de la France prouve que peu importe qu’on soit pollueur ou non, que l’on soit riche ou non, on peut défendre cette cause qui serait bénéfique d’un point de vue écologique, économique, sociale et sanitaire.

D’où vient et à quoi est due cette pollution ?

Les deux tiers de nos consommations énergétiques et de nos émissions de Gaz à Effet de Serre sont imputables aux déplacements à 23 %, au logement à 24 % et à l’alimentation à 22 %.

Entre 2008 et 2015, notre pays avait réussi à inverser la tendance en repoussant la date de son dépassement écologique. Voici maintenant trois années consécutives que l’empreinte écologique de la France est repartie à la hausse.

Ce relâchement démontre encore un peu de scepticisme et un désengagement certain de la population française, d’où sans doute ce dépassement écologique.

On pourrait y voir aussi la preuve d’une inversion possible de la tendance.

Les spécialistes de l’environnement et du bouleversement climatique, les scientifiques, les politiques et les personnes simplement engagées devraient être moins techniques et plus pédagogues tout en travaillant plus pour des solutions écologiques efficaces durables et accessibles

En effet, l’essentiel de nos efforts est encore trop orienté vers des sanctions de moins en moins comprises, vers des solutions qui consistent à déplacer les problèmes ou de mener une communication limite démagogique.

Les dirigeants agissent avec les moyens dont ils disposent, mais surtout en fonction de préoccupations majeures des peuples riches et pauvres.

Le but n’est pas d’injecter des milliards pour la cause, car celle-ci pourrait amplement s’auto-rémunérer. Il s’agit de rendre la cause environnementale plus attractive de par l’explication et la démonstration systématique des effets bénéfiques de chaque solution de l’encourager et de la promouvoir à la hauteur de son impact.

 

Quelques solutions nouvelles ou anciennes qui méritent plus d’encouragement ?

Il existe aujourd’hui une panoplie de solutions pour consommer de manière responsable et diminuer nos émissions de CO2.
Nous pouvons mieux isoler nos habitations et nos installations pour éviter de chauffer ou climatiser inutilement. Le coût de tels travaux semble élevé, mais cela peut-être un investissement utile pour les ménages ou les entreprises.

L’Etat pourrait financer cela sous forme d’avance remboursable, sans que le niveau de remboursement n’excéder la somme des économies réalisées. Exécutée de manière contrôlée, cette solution permettrait aux populations et aux entreprises d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments sans aucun risque financier pour qui que ce soit. Il faudra simplement veiller à ce que le bénéficiaire reste propriétaire du bien jusqu’à l’acquittement total des sommes dues ou veiller à ce que l’État soit remboursé lors de transaction. En cas de décès du bénéficiaire, l’État veillera à récupérer son seul dû.

L’État français viendrait ainsi au secours du peuple sans perdre un centime et gagnerait en exemplarité, tout en repoussant au mieux notre date de dépassement écologique.
Cela améliorerait les conditions de vie des ménages et des entreprises dans le besoin et profiterait à l’économie ; cependant gare aux dérives.
Nous pourrions éviter l’allumage trop rapide des systèmes de chauffage ventilation ou de climatisation en portant des tenues vestimentaires adaptées au temps.
En attendant des avancées dans cette direction, vous pouvez faire appel à des spécialistes de l’efficacité énergétique des bâtiments comme Tinto Eco en cas de besoin d’expertise technique. Nos consultants ingénieurs éco-énergéticiens vous accompagneront avec la solution TintoBat pour la réalisation de l’audit énergétique de vos installations par exemple. Ils vous conseilleront sur les actions à mener sur vos systèmes de chauffage, ventilation et climatisation ainsi que pour une bonne isolation de vos bâtiments.

 

Nous devons mieux contrôler la durabilité de nos solutions pour lutter efficacement contre le dépassement écologique.

En effet il nous faut faire d’avantage attention aux effets méconnus ou faussement positifs de certaines solutions car ces derniers profites au dépassement écologique.

À titre d’exemple, si le télétravail démontre une suppression systématique des trajets domicile-travail au motif d’écologie, elle accorde tout de même aux employés la possibilité de se déplacer plus qu’ils ne l’auraient fait que s’ils se rendaient à leurs entreprises. Comprennent-ils toujours les objectifs du télétravail et ont-ils conscience de l’impact de chaque déplacement en voiture ? De plus, si-d’une certaine manière elle profite au bien-être des employé, cela semble être favorable à l’isolement.

Nous devons tous toujours veiller à recouvrer les fondamentaux du développement durable, à savoir des bénéfices écologiques, économiques et sociaux dans toutes les solutions que nous concevons et mettons sur le marché.

Quant aux déplacements effectués en véhicule électrique, à l’usage il n’y a pas d’émission instantanée. Mais qu’en est-il des émissions des gaz à effets de serre (GES) amont lors de la création des batteries et aval lors des traitements de celles-ci ? Et qu’en est-il de la source de l’énergie que consomment ces véhicules électriques ?

 

Make our planet great again s’adresse à tout un chacun !

Nous utilisons trop souvent des moyens de transport trop énergivore, trop pollueur et trop coûteux alors même que c’est évitable. Cela profite inexorablement à l’avancement du jour du dépassement écologique de la France.

Le transport en commun devrait avoir plus de place et le covoiturage devrait être systématique dans nos déplacements quotidiens comme les trajets domicile travail lorsque les lieux de destination ne sont pas assez desservis. Tout ceci devrait être complémentaire aux solutions de rapprochements domicile travail que peut permettre la solution d’échange d’emploi entre employés que permet Tinto-Éco avec TintoMoov et TintoClub. L’échange de poste permet aux organisations publiques et privées de moyenne et grande taille de réaliser de réelles économies énergétiques et financières sur les déplacements domicile travail de leurs employés. De plus, les entreprises réduiraient l’empreinte carbone liée aux déplacements domicile-travail qui représente en moyenne un quart des émissions imputable à leurs activités.

Ces mises à niveau des installations accompagnées d’une consommation logique et raisonnable couplée à une organisation sociale intelligente améliorent nettement l’efficacité productive des employés et donc des entreprises tout en leur permettant de réduire les coûts. Elles augmenteraient aussi le bien-être et le pouvoir d’achat des salariés et permettraient aux entreprises d’être plus en phase avec les réglementations RSE et d’améliorer son image en matière de développement durable.

“Make our planet great again” Au-delà de l’effet de communication et de l’aspect politique, chacun d’entre nous doit se considérer destinataire de ce message. En effet, la prise de conscience du bouleversement climatique est maintenant quasi-générale nous devons tous nous considérer destinataire et porteur de ce message et de le voir comme une ligne directrice vitale.

Nos petites attention du quotidien pourront faire reculer année après année le jour du dépassement écologique français et mondial.

N’oubliez pas l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas!

 

Mahamadou DIAGOURAGA

Directeur de Tinto-Éco